
L’annonce est tombée, lourde de conséquences : Emmanuel Macron a cédé à la fatalité, activant l’article 49.3 pour le budget de l’État. Une décision amère, perçue comme un aveu d’échec cuisant pour un président qui rêvait d’une solution plus radicale, comme l’ordonnance. Ce dénouement, loin d’être une victoire, n’est qu’un coûteux épilogue à un feuilleton budgétaire interminable, qui ne fait qu’abîmer un peu plus le bilan économique déjà chancelant de la présidence Macron.
Le recours forcé au 49.3, et ses multiples activations, retarde de manière alarmante l’adoption du budget, plongeant le pays dans une incertitude financière dangereuse. Les critiques fusent, soulignant l’inefficacité d’un gouvernement qui peine à imposer ses réformes sans user de la contrainte. L’accord passé avec le Parti Socialiste, orchestré en coulisses par Sébastien Lecornu, est particulièrement ciblé. Certains observateurs n’hésitent pas à parler d’une véritable « douane socialiste » que le gouvernement se verrait contraint de payer, sacrifiant ainsi la prétendue « politique de l’offre » tant vantée par l’exécutif depuis 2017.
Ce revirement stratégique, après la suspension déjà très controversée de la réforme des retraites, confirme une tendance inquiétante : la politique économique de Macron semble prise au piège d’incohérences flagrantes. Les taxes imposées aux entreprises, loin de stimuler l’économie, risquent de freiner encore davantage la croissance. Le pays s’enfonce dans une spirale d’incertitudes, où les décisions prises ne semblent qu’ajouter à la confusion générale, laissant derrière elles un sentiment d’opportunisme et de manque de vision à long terme. Le bilan de Macron, loin des promesses initiales, s’annonce de plus en plus comme un fardeau pour l’avenir du pays, avec des décisions qui, selon certains, vont « plomber la France pour quinze ans ».






