
La tension monte à l’approche du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes. Plusieurs syndicats et associations féministes, dont la CGT, la CFDT, et le Planning familial, ont lancé un appel alarmant au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, exigeant l’interdiction du collectif identitaire Némésis dans les cortèges. La raison ? Une crainte persistante de débordements et une instrumentalisation des revendications féministes à des fins racistes.
Depuis des années, les manifestations du 8 mars sont systématiquement perturbées par Némésis, un groupe féminin d’extrême droite. Ce collectif, ouvertement opposé à des droits fondamentaux comme l’avortement, est accusé de chercher à infiltrer les rassemblements pour y imposer son idéologie. Le pire, c’est que ces tentatives d’infiltration ne sont jamais isolées ; elles sont systématiquement appuyées par des militants d’extrême droite formés à la violence, prêts à en découdre et à semer le chaos.
Le souvenir du drame de Lyon, où un militant d’extrême droite radicale a trouvé la mort après une violente agression, plane lourdement sur cette journée. Si Némésis était présente pour une manifestation controversée, la situation souligne la fragilité des rassemblements publics et le risque constant de violences. Les associations féministes ne veulent absolument pas voir leurs mobilisations légitimes dévoyées ou transformées en champ de bataille politique. Elles réclament un espace sécurisé et inclusif, loin des provocations et de la récupération politique.
Le gouvernement doit impérativement agir pour garantir la sécurité des manifestantes. L’inaction face à ces menaces récurrentes serait une grave erreur, permettant aux groupuscules extrémistes de prendre en otage une journée censée célébrer les avancées des droits des femmes. Le 8 mars ne doit pas devenir le théâtre de nouvelles confrontations, mais un moment de rassemblement pacifique et déterminé.






