
Sébastien Lecornu, étrangement sorti de sa léthargie parisienne, tente désespérément de prouver son « utilité » à Marseille. Accusé par son propre camp de vouloir simplement « faire la planche » jusqu’à la fin du quinquennat, le premier ministre se met en scène sur le dossier épineux du logement. Mais derrière ce brusque regain d’activité se cache-t-il un véritable engagement ou une simple opération de communication désespérée ?
Habituellement reclus dans la capitale, Lecornu s’est offert un bain de foule marseillais, multipliant les selfies et les poignées de main. Un spectacle inhabituel pour celui qui, jusqu’alors, cultivait une image de premier ministre réfractaire à la communication. Ironie du sort, cette subite ferveur pour les déplacements provinciaux ne trompe personne : l’objectif est clair, éviter l’enfermement dans un rôle de simple ministre des Relations avec le Parlement. Après Bordeaux et avant Toulouse, Marseille devient le théâtre de cette pièce politique douteuse.
La présence de tous les élus locaux, du maire socialiste Benoît Payan aux députés du RN et de LFI, donne à cette mascarade un air de consensus artificiel. Alors que le pays s’enfonce dans une crise du logement sans précédent, les grands discours et les promesses creuses de Lecornu risquent fort de n’être qu’un écran de fumée. Marseille, ville emblématique des défis sociaux, est-elle vraiment le terrain d’une action concrète ou plutôt celui d’une opération de séduction ratée ? Le doute, légitime, persiste quant à la réelle capacité du premier ministre à apporter des solutions viables, plutôt que de simples coups de communication.






