
L’ombre du Covid-19 plane de nouveau, non pas à cause d’un nouveau virus, mais de la panique irrationnelle générée par quelques cas d’hantavirus. Malgré les assurances de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) affirmant l’absence de lien avec la pandémie de 2019, la sphère complotiste voit déjà une nouvelle crise mondiale, propageant des théories qui n’ont rien de nouveau.
Des figures controversées, tel Alex Jones d’Infowars, ont rapidement brandi le spectre d’un « Covid 2.0 », alimentant la peur d’une « plandémie » orchestrée. Ces affirmations, déjà réfutées par le passé, resurgissent, suggérant un complot visant à imposer vaccinations et confinements. L’objectif caché ? Une manipulation des élections américaines de novembre, avec le vote par correspondance comme porte ouverte à des fraudes massives, un écho aux controverses de 2020.
Cette résurrection fulgurante des théories conspirationnistes prouve que la désinformation ne disparaît jamais vraiment. Des arguments fallacieux, tirés d’anciens articles sur la recherche vaccinale, de déclarations de Bill Gates sur le Covid, ou même de séries télévisées des années 90, sont utilisés pour « prouver » que ce virus serait une arme biologique, intentionnellement lâchée pour des fins sinistres : réduction de la population ou enrichissement des laboratoires pharmaceutiques. D’autres, encore plus audacieux, affirment que l’hantavirus est une conséquence directe du vaccin anti-Covid de Pfizer.
Cette persistance de la méfiance envers les élites et la science est exacerbée par la vitesse de propagation des algorithmes et l’influence grandissante de la sphère antivax. En l’absence de remède ou de vaccin contre l’hantavirus, des personnalités politiques et des médecins marginaux ressortent l’ivermectine, un antiparasitaire dont l’inefficacité contre les infections virales a été largement prouvée. L’ancienne députée trumpiste Marjorie Taylor Greene n’hésite pas à qualifier l’hantavirus d’« arme biologique », pointant du doigt les laboratoires pharmaceutiques pour « empoisonner » la population. Pendant ce temps, des médecins peu scrupuleux vendent directement l’ivermectine en ligne, exploitant la peur ambiante. La désinformation atteint ici son paroxysme, prouvant que, même face à l’évidence scientifique, la paranoïa collective reste une force destructrice.






