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La préfecture de police de Paris refuse une fan zone pour la finale PSG-Arsenal, invoquant des risques de débordements. Une décision qui frustre les supporters et soulève des questions sur la gestion des événements majeurs dans la capitale.

La préfecture de police de Paris a jeté un froid glacial sur les espoirs des supporters du PSG en se déclarant « défavorable » à l’installation d’une fan zone pour la finale de la Ligue des champions contre Arsenal. Une décision qui promet des tensions alors que le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, avait pourtant manifesté son souhait d’offrir un lieu de rassemblement aux fans parisiens. Cette annonce survient à quelques semaines d’un événement déjà chargé en manifestations et en risques de débordements.

Le 30 mai, la capitale sera déjà sous haute tension avec une multitude d’événements majeurs : concerts d’Aya Nakamura, Damso et Bouss, et le tournoi de Roland-Garros en plein essor. La préfecture de police justifie son refus par des impératifs de sécurité, craignant que l’euphorie ne dégénère en incidents, comme cela a déjà été le cas par le passé. Une prudence excessive ou une sous-estimation de l’engouement populaire ?

Les souvenirs des précédentes finales sont encore vifs. Après la demi-finale victorieuse contre le Bayern, 127 interpellations et plusieurs blessés avaient été recensés. L’année précédente, la finale de la Ligue des champions avait donné lieu à plus de 500 interpellations. Des chiffres alarmants qui semblent justifier la position de la préfecture, mais qui laissent un goût amer aux supporters privés d’un lieu officiel pour célébrer. Les discussions continuent, mais le ton est donné : la sécurité prime, quitte à frustrer des milliers de fans.