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Les prix de l'essence repartent à la hausse en France, le SP95-E10 atteignant plus de 2 euros le litre. Une flambée directement liée à la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences désastreuses sur l'économie et le pouvoir d'achat.

La nouvelle est tombée comme un couperet pour les automobilistes français : les prix de l’essence sont de nouveau en pleine escalade. Après une brève accalmie en avril, les carburants repartent à la hausse, un signal alarmant qui confirme les craintes d’une économie sous pression. La semaine dernière, le sans plomb 95-E10 a grimpé de 2,1 centimes, s’ajoutant aux 3,3 centimes de la semaine précédente. Un véritable supplice pour le porte-monnaie, avec un litre atteignant désormais 2,0291 euros en moyenne, un sommet inédit depuis la crise énergétique de juin 2022.

Cette flambée n’est pas un hasard. Elle est directement liée à la guerre au Moyen-Orient, une poudrière qui menace la stabilité mondiale. La quasi-paralysie du détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce pétrolier, fait peser une épée de Damoclès sur les marchés. Le SP95-E10 a déjà bondi de plus de 30 centimes depuis fin février, juste avant le début du conflit Iran-États-Unis-Israël. Une preuve flagrante des conséquences désastreuses des tensions géopolitiques sur notre quotidien.

Pendant ce temps, le sans plomb 95 classique s’affiche à 2,0833 euros, et le sans plomb 98 à 2,0982 euros. Seul le diesel semble résister, avec une légère baisse de 0,4 centime la semaine dernière, mais reste bien plus cher qu’avant le début du conflit. Le plafonnement des prix par TotalEnergies à 1,99 euro le litre d’essence et 2,25 euros le litre de diesel cache une réalité bien plus sombre : dans les stations indépendantes, la situation est pire, les prix ayant augmenté bien davantage.

Cette mesure de TotalEnergies sème la discorde, la grande distribution et les stations indépendantes dénonçant une concurrence déloyale. Le syndicat FF3C a même saisi l’Autorité de la concurrence. En somme, une catastrophe annoncée pour le pouvoir d’achat des Français, pris en étau entre la volatilité des marchés et les conflits internationaux.