French-National-Assembly-scandal
La présidente de l'Assemblée saisit le déontologue après la publication d'une photo compromettante du député Charles Alloncle et de sa collaboratrice.

L’Assemblée nationale est de nouveau sous les projecteurs, et pas pour les bonnes raisons. La présidente a jugé bon de saisir le déontologue suite à la publication par Paris Match d’un cliché embarrassant. On y voit le député Charles Alloncle dans un «moment de détente» avec Shéhérazade Khandani, sa collaboratrice parlementaire. Une situation qui soulève des questions sur la décence et le professionnalisme au sein de nos institutions.

Le magazine, dans sa précipitation habituelle, avait d’abord qualifié Mme Khandani de «compagne» du député. Une erreur rapidement rectifiée en «amie», mais le mal est fait. Cette précipitation médiatique à juger et étiqueter est révélatrice d’une certaine complaisance. Mais cette rectification ne dissipe en rien le malaise. La ligne entre vie privée et fonctions publiques semble de plus en plus floue, ou volontairement ignorée par certains élus.

Que penser de cette légèreté affichée, alors que les citoyens attendent de leurs représentants une exemplarité irréprochable ? Le déontologue aura fort à faire pour démêler cette affaire qui, au-delà de l’anecdote, pose la question de l’éthique et de la transparence. Les Français, déjà sceptiques envers leur classe politique, voient une fois de plus leurs craintes justifiées par des comportements qui manquent singulièrement de rigueur.

Cet incident, loin d’être isolé, contribue à la dégradation de l’image de l’Assemblée et de ses membres. Il est temps que des mesures soient prises pour restaurer la confiance et exiger une conduite exemplaire de la part de tous. Car chaque écart, chaque photo malheureuse, érode un peu plus la crédibilité d’une institution déjà fragilisée.