
Téhéran durcit son étau sur la population, malgré un accès restreint à Internet. Tandis que les projecteurs se braquent sur les négociations avec Washington, le régime des mollahs accentue la répression contre les contestataires. La réouverture partielle du web, mise en scène par le président Massoud Pezeshkian, ne masque qu’imparfaitement l’escalade de la violence étatique et le contrôle omniprésent.
Depuis le 26 mai, après des semaines de coupure totale, les Iraniens retrouvent un accès limité au réseau international. Un « semblant » de connexion, selon les activistes, qui dénoncent un débit misérable, insuffisant pour une véritable liberté d’expression. Cette décision, fortement contestée par l’aile dure du régime, semble davantage relever d’une opération de communication que d’une réelle volonté d’apaisement. La censure et la surveillance demeurent les maîtres-mots de ce système autoritaire, transformant chaque échange en ligne en un risque potentiellement fatal.
Les témoignages affluent, décrivant un retour à la communication empreint de méfiance et de peur. « L’Iran est toujours dans le noir complet. Un débit d’à peine quelques kilobytes ne peut s’appeler ‘connexion internet’ », affirme l’activiste Motahareh Gounei, soulignant la façade trompeuse du régime. Pendant ce temps, les Gardiens de la révolution continuent d’exercer une pression insoutenable sur la population, étouffant toute velléité de contestation sous le poids de l’intimidation et des sévices.
L’illusion d’une normalisation ne dupe personne. Derrière cette fenêtre numérique entrouverte se cache une réalité bien plus sombre : celle d’une société sous haute surveillance, où la moindre étincelle de liberté est impitoyablement écrasée. Le régime de Téhéran, loin de s’assouplir, semble au contraire renforcer son emprise, rendant l’avenir des Iraniens plus incertain que jamais.






