
Le dernier défilé du 14 juillet du quinquennat d’Emmanuel Macron s’annonce sous le signe du « spectaculaire » et d’une « militarisation » ostentatoire, bien loin des célébrations habituelles en temps de paix. Une mise en scène qui soulève des questions alors que la France traverse des périodes de fortes turbulences économiques et sociales.
Près de 10 000 soldats fouleront les Champs-Élysées, une démonstration de force orchestrée par le général Loïc Mizon, gouverneur militaire de Paris. Cette « massification » et cette insistance sur le réarmement, justifiées par une menace grandissante aux portes de l’Europe, contrastent étrangement avec les défis internes du pays.
Le projet, validé par le chef de l’État, semble vouloir projeter une image de puissance et de détermination. Pourtant, certains observateurs pourraient y voir une tentative de diversion face à des problématiques plus urgentes et un bilan contesté. La mise à l’honneur de l’Ukraine et des missions régaliennes, si elle a sa place, ne saurait masquer les tensions latentes.
L’accent mis sur une mise en scène opérationnelle accrue, avec plus de troupes défilant que les années précédentes, interroge sur la pertinence d’une telle démonstration en des temps incertains. Est-ce une réelle affirmation de la puissance française ou une tentative de masquer les fragilités ? Les critiques ne manqueront pas de pointer du doigt cette dépense de moyens pour un événement qui pourrait sembler déconnecté des préoccupations quotidiennes des citoyens.






