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Le Kazakhstan reste dangereusement dépendant de ses exportations de pétrole et de gaz, exposant son économie à un risque majeur de crise face aux fluctuations mondiales des prix de l'énergie. Les tentatives de diversification et les efforts pour contrer l'inflation et les inégalités sont malheureusement insuffisantes.

Le Kazakhstan, géant d’Asie centrale, semble une fois de plus à la croisée des chemins, confronté à une réalité économique implacable : sa dépendance excessive aux hydrocarbures. Malgré des efforts de diversification claironnés, le pétrole et le gaz continuent de représenter une part colossale de ses exportations et de ses recettes publiques, rendant le pays extrêmement vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux de l’énergie.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les hydrocarbures constituaient environ 60 % des exportations en valeur en 2023 et pourraient représenter jusqu’à 75 % en 2025. Cette situation expose le Kazakhstan à des chocs économiques majeurs. En effet, la baisse des cours mondiaux en 2025 a déjà entraîné un recul des exportations d’hydrocarbures, soulignant la fragilité structurelle de son économie.

Au-delà du pétrole, les défis s’accumulent. Une croissance économique jugée « insuffisante » par le président Kassym-Jomart Tokaïev lui-même, une inflation persistante (8,6 % en 2024, après un pic à plus de 20 % en 2022-2023) et la dépréciation continue de sa monnaie, le tenge, face au dollar, peignent un tableau préoccupant. Ces problèmes sont aggravés par des inégalités criantes, une corruption endémique et des infrastructures logistiques et énergétiques déficientes, entraînant des coupures de courant récurrentes.

Alors que le pays tente de se tourner vers le pétrole de schiste, une pratique controversée pour ses risques environnementaux, et cherche à dynamiser ses relations commerciales avec l’Union Européenne pour s’affranchir de l’influence russe et chinoise, l’avenir économique du Kazakhstan demeure incertain. Les experts préviennent que les conséquences négatives des tensions géopolitiques actuelles pourraient perdurer des années, signe que les difficultés structurelles sont loin d’être résolues.