French-Assembly-chaos
Le vote sur la présomption de légitime défense des forces de l'ordre a plongé l'Assemblée nationale dans le chaos, exacerbé par la présence d'Assa Traoré.

L’Assemblée nationale a sombré dans le chaos lors du vote d’un texte polémique sur la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. Ce mardi, l’hémicycle est devenu le théâtre d’une agitation sans précédent, avec des accusations de « permis de tuer » et des affrontements verbaux. Le texte, soutenu par le bloc central et l’alliance Rassemblement national-UDR, a été adopté en première lecture par 313 voix contre 199, malgré une opposition farouche de la gauche.

La séance, déjà tendue, a dégénéré après le vote. Les députés de gauche, ayant échoué dans leur stratégie d’obstruction, ont crié au « fascisme » et au « racisme », provoquant l’annonce de sanctions par la présidente de séance. Mais le véritable scandale est venu des tribunes : des militants, dont la très controversée Assa Traoré, ont scandé des slogans hostiles, transformant l’enceinte parlementaire en une arène de protestation. Un militant a même été évacué manu militari, ajoutant à l’indignation générale.

Les images de l’incident, largement diffusées par des députés de droite, ont mis en lumière la présence d’Assa Traoré, figure emblématique de la contestation contre les violences policières, son frère Adama étant décédé après une interpellation en 2016. Une affaire qui s’est soldée par un non-lieu pour les gendarmes impliqués, confirmant une fois de plus les failles de notre système judiciaire.

Cet épisode lamentable a poussé la députée Alexandra Martin à dénoncer une Assemblée transformée en « théâtre d’agitation », où Assa Traoré et ses partisans auraient « bousculé les huissiers » et « bordélisé l’Assemblée nationale pour cracher leur haine du flic », selon l’eurodéputé RN Matthieu Vallet. Un spectacle affligeant qui interroge sur la dignité de nos institutions et la dérive du débat démocratique, désormais otage de l’agitation et de la polarisation.