
La Bourse de Paris a tenté de masquer ses profondes inquiétudes ce mercredi, affichant un maigre rebond du CAC 40 après un début de semaine catastrophique. L’annonce d’un vote de confiance par François Bayrou le 8 septembre a jeté un voile d’incertitude si épais qu’il a plongé le marché dans un rouge vif pendant deux jours, soulignant la fragilité persistante de l’économie française face aux aléas politiques. Malgré quelques tentatives de rebond, la volatilité régnait, prouvant que la confiance des investisseurs est loin d’être restaurée.
Alors que le CAC 40 s’accrochait péniblement au-dessus de l’équilibre, principalement grâce aux valeurs du luxe, jugées moins exposées aux turbulences nationales, d’autres secteurs majeurs sombraient. Des géants comme Carrefour et les groupes automobiles figuraient parmi les plus fortes baisses, victimes directes de l’instabilité politique et des perspectives sombres pour le marché intérieur. Cette dichotomie révèle une économie à deux vitesses, où seuls les acteurs mondialisés semblent pouvoir échapper au marasme.
L’attention se tourne désormais, avec une anxiété palpable, vers les résultats de Nvidia. Le géant des puces électroniques, dont le poids dans l’économie mondiale est colossal, est devenu un baromètre crucial. Les prévisions, bien que « confiantes », cachent une menace latente : le bras de fer entre Pékin et Washington concernant les puces H20 de Nvidia, déjà en arrêt de production. Une déception sur les revenus chinois pourrait sonner le glas d’un optimisme déjà bien fragile, entraînant les bourses mondiales dans une nouvelle spirale négative.
Pendant ce temps, Carrefour continue sa descente aux enfers, enregistrant sa quatrième séance consécutive dans le rouge. L’entreprise, déjà en difficulté, est désormais accablée par l’incertitude politique en France, voyant près de 10% de sa valeur s’évaporer depuis le début de l’année. Les surtaxes douanières américaines contre l’Inde, doublées sans ménagement par Donald Trump, ajoutent une couche supplémentaire de tension sur les échanges mondiaux, menaçant la stabilité de relations commerciales déjà précaires. La reprise du CAC 40 n’est peut-être qu’un court répit avant la prochaine chute.