
L’attrait des stations balnéaires pour un investissement immobilier est une illusion qui masque des réalités financières préoccupantes. Alors que l’été pousse de nombreux Français à rêver d’une résidence secondaire en bord de mer, la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) révèle des chiffres alarmants : 47 % du parc des logements dans ces villes prisées sont des résidences secondaires, un indicateur d’une bulle spéculative prête à éclater.
Avant de succomber à l’appel des vagues, les investisseurs feraient mieux de s’interroger sur la véritable rentabilité de ces acquisitions. Les prix de l’immobilier, loin de fléchir, demeurent à des niveaux stratosphériques. Au 1er mai 2025, le mètre carré atteignait 4 578 euros en moyenne dans les stations balnéaires, éclipsant les 2 950 euros du reste de la France métropolitaine. Une différence de prix qui met en lumière un marché surévalué et déconnecté des réalités économiques.
Les disparités régionales ne font qu’accentuer ce constat. Si le Var et la côte basque affichent des prix exorbitants, la Bretagne est la seule région où une légère baisse a été observée, signe avant-coureur d’une possible correction des prix. Les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Nouvelle-Aquitaine continuent de défier toute logique avec des prix moyens dépassant les 5 000 euros le mètre carré. Cette flambée des prix rend l’acquisition d’un bien en bord de mer non seulement coûteuse, mais aussi risquée à long terme, la bulle immobilière menaçant de se dégonfler brutalement.