
Les syndicats français, menés par Marylise Léon (CFDT) et Sophie Binet (CGT), ont jeté le gant au gouvernement Bayrou en annonçant une journée de mobilisation nationale, incluant grève et manifestations, le 18 septembre. Cette décision survient alors que le projet de budget du gouvernement est qualifié de « musée des horreurs » et d’une « brutalité sans précédent » par les organisations syndicales unies. Le pays se prépare à une nouvelle vague de mécontentement populaire face à des mesures budgétaires jugées inacceptables.
Malgré les divisions sur les méthodes – la CFDT refusant de « bloquer le pays » le 10 septembre, contrairement à la CGT qui y voit une première étape –, l’intersyndicale s’accorde sur la nécessité d’une réponse forte le 18. Sophie Binet a clairement exprimé les revendications : justice fiscale, financement des services publics en détresse, augmentations de salaires et abrogation de la réforme des retraites. Un véritable cahier de doléances qui met en lumière l’échec des politiques actuelles à répondre aux attentes des citoyens.
L’annonce par le Premier ministre d’un vote de confiance le 8 septembre ajoute une couche d’incertitude. Pour Marylise Léon, même en cas de chute du gouvernement, un budget juste et social restera impératif, soulignant la profondeur des désaccords. La menace d’une grève reconductible brandie par Force Ouvrière et la mobilisation des syndicats de la RATP, ainsi que des contrôleurs aériens, laissent présager des perturbations majeures, jetant une ombre sur la stabilité du pays. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a déjà affirmé qu’il ne « céderait pas », augurant d’un bras de fer social tendu et lourd de conséquences pour la France.