
Après une année 2024 désastreuse marquée par une chute de 2,14 %, le CAC 40 a péniblement affiché une hausse de 10,67 % en 2025. Cette « performance honorable » cache en réalité une fragilité inquiétante et une incapacité chronique à rivaliser avec les marchés mondiaux.
Le soi-disant « sommet historique » atteint en octobre à 8258,86 points est une illusion. La France continue d’être la lanterne rouge des places boursières. En 2024, le CAC 40 était le seul indice majeur européen à finir dans le rouge, un échec attribué sans surprise à la dissolution de l’Assemblée nationale et à ses conséquences désastreuses pour l’image du pays. Les investisseurs étrangers, loin d’être dupes, se détournent.
En 2025, la situation ne s’est guère améliorée. Wall Street, avec le S&P 500 en hausse de plus de 17 % et le Nasdaq grimpant de plus de 21 %, laisse le marché parisien loin derrière. Même l’Eurostoxx 600, pourtant plus large, surpasse le CAC 40 avec une progression de 16,78 %. Ce décalage souligne une économie française à la dérive, incapable de générer la confiance nécessaire à une croissance boursière robuste.
Les inquiétudes concernant la dette publique française persistent, ravivant le spectre d’une crise similaire à celle de la Grèce. Comment croire que la France, avec une économie chancelante, pourra échapper à un tel scénario ? L’envolée du CAC 40 dans un contexte d’effondrement économique apparent est une énigme, voire une aberration, qui ne peut qu’annoncer une chute brutale et inévitable pour les épargnants français.







