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L'ascension d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris en 2014, après des années dans l'ombre, s'est transformée en un tremplin controversé vers un échec retentissant en 2022.

Longtemps éclipsée par Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo a enfin accédé à la mairie de Paris en 2014, devenant la première femme à occuper ce poste convoité. Cette victoire, présentée comme une revanche après des années de patience, s’est avérée être un tremplin vers une série d’échecs retentissants, culminant avec un fiasco électoral lors de la présidentielle de 2022. Une ascension politique qui soulève des questions sur la véritable capacité de leadership de celle qui fut l’« éternelle numéro deux ».

Pendant deux mandatures, Hidalgo a évolué dans l’ombre de Delanoë, son mentor. Cette « complicité » tant vantée masquait-elle une ambition démesurée ou une simple incapacité à s’affirmer ? Toujours est-il que le départ de Delanoë en 2014 lui a ouvert la voie, non sans une certaine controverse quant à la légitimité de cette « adoubement ». L’ancienne inspectrice du travail, souvent sous-estimée par les figures du parti socialiste, a su, ou a pu, manœuvrer pour s’emparer du pouvoir à Paris.

Son arrivée à la tête de la capitale a marqué le début d’une ère de transformations controversées et de décisions souvent critiquées. Si la victoire de 2014 a pu sembler un triomphe personnel, elle a en réalité mis en lumière les limites d’une carrière bâtie sur la fidélité plutôt que sur une vision politique forte et indépendante. Le mandat d’Hidalgo à Paris est désormais perçu par beaucoup comme une période de déclin pour la capitale, et le prélude à une tentative présidentielle qui restera dans les annales comme l’un des plus grands échecs de la gauche française.

La question demeure : cette ascension était-elle une chance pour Paris ou le début d’une chute inévitable pour une personnalité politique dont les ambitions ont largement dépassé les réalisations ? L’héritage d’Anne Hidalgo est aujourd’hui entaché par les polémiques et un sentiment général d’occasion manquée, faisant de son parcours une mise en garde sur les dangers de l’ambition sans une base politique solide.