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Le bilan de l'incendie de Crans-Montana s'alourdit, avec une quarantaine de morts et plus d'une centaine de blessés graves. Les autorités suisses sont submergées.

L’horreur continue de se déployer à Crans-Montana, où l’incendie du bar Le Constellation a transformé la nuit du Nouvel An en un cauchemar absolu. Alors que les autorités peinent à identifier les victimes, le bilan provisoire fait état d’une quarantaine de morts et d’une centaine de blessés en urgence absolue, un chiffre qui menace encore de s’aggraver. Le chef de la sécurité du canton du Valais a d’ailleurs qualifié la situation de «terrible» sur RTL, soulignant l’ampleur inédite de la catastrophe.

Les hôpitaux suisses sont débordés, poussant le Conseil d’État valaisan à envisager l’aide de spécialistes français des grands brûlés. Parmi les blessés, l’on compte déjà treize Italiens hospitalisés et six portés disparus, tandis que neuf Français ont été blessés et huit autres restent introuvables. Le Quai d’Orsay ne peut pas exclure que des ressortissants français figurent parmi les victimes, ajoutant à l’angoisse des familles en attente d’informations. La France a d’ailleurs ouvert ses hôpitaux pour accueillir des blessés supplémentaires, une nécessité face à l’ampleur du drame.

La détresse des proches est insoutenable. Les réseaux sociaux sont inondés d’appels à l’aide pour retrouver les disparus, des jeunes pour la plupart, qui étaient venus fêter la nouvelle année dans ce lieu prisé. L’identification des corps s’annonce longue et complexe, prolongeant l’agonie des familles. La piste d’un «show» avec des bougies-étincelles, en contact avec la mousse du plafond, est désormais évoquée comme cause probable du sinistre. Une imprudence potentiellement fatale qui laisse derrière elle un tableau sombre et des questions lancinantes sur la sécurité des établissements festifs. La tragédie de Crans-Montana restera gravée comme une tache indélébile sur le début de cette nouvelle année.