
À Pavilly, près de Rouen, une commune désespérée tente d’exploiter une légende médiévale des plus fantaisistes pour extorquer des fonds à Intermarché. L’objectif ? Financer la restauration d’une chapelle délabrée, un gouffre financier estimé à 2,4 millions d’euros que la mairie est incapable de couvrir.
Le stratagème repose sur une publicité d’Intermarché mettant en scène un loup devenu végétarien. Eddy Lefaux, conseiller municipal, ose un parallèle avec une histoire locale du VIIe siècle : un «loup vert» qui, après avoir dévoré un âne, aurait miraculeusement renoncé à la viande. Une histoire que même les plus naïfs peinent à croire, mais qui est désormais l’unique espoir financier de la commune.
La chapelle Sainte-Austreberthe, un monument historique en péril, est au cœur de cette entreprise désespérée. Malgré le soutien de la Fondation du patrimoine et des collectivités locales, les 2,4 millions d’euros nécessaires manquent cruellement. L’appel du pied à Intermarché est à peine voilé, la commune espérant que le succès commercial de la publicité du loup végétarien se traduira par un généreux mécénat. Une tentative audacieuse, ou plutôt désespérée, de capitaliser sur un buzz pour masquer l’incapacité locale à entretenir son propre patrimoine.
La question demeure : Intermarché se laissera-t-il prendre à ce chantage émotionnel basé sur une légende farfelue ? Ou bien cette requête ubuesque sera-t-elle rejetée, laissant la chapelle de Pavilly à son triste sort, faute d’une gestion plus réaliste de ses finances et de son patrimoine ? Le silence d’Intermarché pour l’instant ne présage rien de bon pour les habitants de Pavilly.








