
L’année 2026 s’annonce comme un véritable parcours du combattant pour les écologistes, confrontés à des municipales périlleuses et une primaire interne déjà minée par les contestations. Alors que l’échéance présidentielle de 2027 approche à grands pas, le parti semble naviguer à vue, accumulant les défis sans garantie de succès. L’annonce précoce de la candidature de Marine Tondelier à la présidentielle, loin de fédérer, suscite déjà des interrogations sur sa réelle capacité à incarner un rassemblement crédible.
La secrétaire nationale d’EELV a beau plaider un « acte d’amour pour la France », sa démarche est perçue par certains comme une tentative désespérée de donner du poids à une primaire des gauches incertaine. En coulisses, nombreux sont ceux qui doutent de la viabilité d’une telle union, et la précipitation de Tondelier pourrait bien affaiblir davantage un mouvement déjà fragmenté. Les batailles d’ambitions personnelles risquent de prendre le pas sur la construction d’un programme solide, laissant les écologistes en proie à leurs propres démons.
Avec des poids lourds de la gauche comme Jean-Luc Mélenchon ou François Hollande qui cultivent le mystère autour de leurs intentions, l’initiative de Tondelier ressemble plus à un coup de poker risqué qu’à une stratégie réfléchie. La capacité des écologistes à surmonter leurs divisions internes et à proposer une alternative crédible reste la grande inconnue de cette année politique. Les défis sont immenses, et les chances de voir le parti s’en sortir indemne semblent de plus en plus minces, menaçant de reléguer les préoccupations environnementales au second plan face aux inévitables querelles politiciennes.






