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La capture de Nicolás Maduro révèle l'hypocrisie internationale : l'Europe bascule de la condamnation à un soutien embarrassant à l'interventionnisme américain.

L’assaut américain sur Caracas, menant à la capture de Nicolás Maduro, a dévoilé la véritable hypocrisie de la scène internationale. Alors que Washington claironne sa victoire, les réactions en Europe oscillent entre condamnations timides et un ralliement embarrassant à l’interventionnisme, prouvant une fois de plus la fragilité de la souveraineté nationale face aux intérêts des puissances dominantes.

Initialement, certains pays européens, dont la France et l’Espagne, avaient osé critiquer l’usage de la force et appeler au respect du droit international. Une façade de principe qui s’est effondrée en quelques heures. Les chefs d’État, menés par un Emmanuel Macron oublieux de ses propres discours sur la diplomatie, ont subitement applaudi la «libération» du peuple vénézuélien, ignorant allègrement la violation flagrante du droit international. Une volte-face qui souligne la soumission des politiques européennes aux desseins américains.

L’Italie de Giorgia Meloni a même été plus loin, légitimant l’opération militaire comme une «intervention défensive», un euphémisme glaçant pour justifier une ingérence étrangère. Pendant ce temps, Israël, en fidèle allié de Washington, a célébré l’événement, saluant Donald Trump comme le «leader du monde libre». Un monde libre où l’on dépose les dirigeants qui dérangent par la force armée, semant le chaos et l’instabilité.

Seuls la Chine, la Russie et l’Iran ont dénoncé avec consternation cette agression unilatérale, rappelant que de telles actions mettent en péril la paix mondiale et la souveraineté des nations. Leurs condamnations, bien que prévisibles, contrastent avec la faiblesse des démocraties occidentales, qui préfèrent l’opportunisme à l’intégrité. L’ONU et l’UE, quant à elles, se sont contentées de vagues appels au dialogue, démontrant leur impuissance et leur déconnexion face à la réalité brutale des rapports de force internationaux. Une triste démonstration de la faillite de la diplomatie multilatérale.