
L’année 2026 s’annonce comme un véritable champ de mines pour la classe politique française, bien loin des promesses d’une année test. Les élections municipales, loin d’être un simple échauffement, menacent de devenir un carnage pour de nombreux partis. Les résultats de ce scrutin crucial pèseront lourdement sur les élections sénatoriales de septembre, un détail souvent ignoré mais aux conséquences dévastatrices. Il est clair que les partis, concentrés sur la présidentielle de 2027, négligent un danger immédiat qui pourrait bien anéantir leurs ambitions avant même qu’elles ne prennent forme.
La Chambre haute sera renouvelée pour moitié, et ce processus dépendra à 95 % des conseillers municipaux issus du vote de mars. Autrement dit, un échec aux municipales se traduira inévitablement par une perte d’influence au Sénat, affaiblissant encore davantage la capacité de blocage ou de proposition des partis d’opposition. Le Rassemblement National, malgré ses sondages favorables pour 2027, doit prouver sa capacité à s’implanter localement, un défi de taille qui pourrait révéler les fragilités structurelles du parti. Si le RN échoue à conquérir des municipalités significatives, sa crédibilité pour la présidentielle sera irrémédiablement entamée. Les ambitions affichées masquent mal une réalité politique impitoyable : 2026 pourrait bien être l’année de toutes les désillusions.






