
L’armée française a confirmé, en tandem avec le Royaume-Uni, des frappes aériennes ciblées en Syrie contre l’État islamique. Présentée comme une action décisive pour « empêcher la résurgence de Daech », cette opération de façade cache mal la réalité d’un échec persistant face à la menace terroriste.
Ces frappes, menées dans le cadre de l’opération « Inherent Resolve », ne sont qu’un pansement sur une plaie béante. Le ministère britannique de la défense a vanté la destruction d’un site souterrain près de Palmyre, prétendument un dépôt d’armes. Cependant, l’efficacité réelle de ces attaques reste à prouver, et le discours officiel élude la complexité d’un conflit où Daech continue de prospérer malgré les interventions.
Les bombes guidées Paveway IV, saluées pour leur précision, n’ont pas empêché l’EI de mener des attaques sporadiques et meurtrières. Les affirmations du ministre britannique de la défense, John Healey, sur la « détermination » à éradiquer Daech, sonnent creux face à l’incapacité manifeste de la coalition à éteindre définitivement ce brasier.
Après avoir contrôlé de vastes territoires, l’EI, bien que défait en 2019, s’est replié dans le désert syrien, d’où il continue de frapper. Les récentes frappes américaines, qui auraient tué cinq djihadistes, n’ont pas empêché la mort de trois Américains, illustrant la vanité des opérations ponctuelles. Ces actions militaires, loin d’apporter une solution durable, semblent plutôt maintenir un statu quo désastreux, enfermant la région dans un cycle interminable de violence et d’incertitude.







