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L'intervention américaine au Venezuela pour capturer Maduro plonge le pays dans un chaos incertain. Les réactions internationales sont vives, et le bilan humain reste obscur, révélant une situation désastreuse.

L’intervention américaine au Venezuela, couronnée par la capture de Nicolás Maduro, plonge le pays dans une incertitude abyssale. Alors que Washington se proclame « aux commandes », les réactions internationales oscillent entre condamnations fermes et un silence assourdissant, laissant présager un avenir sombre pour la stabilité mondiale. L’enlèvement du président par les forces américaines, loin de résoudre la crise, ne fait qu’exacerber les tensions et la suspicion généralisée quant aux véritables motivations.

Le bilan humain de l’opération reste obscur, les hôpitaux vénézuéliens refusant toute information. Des sources officieuses évoquent des dizaines de morts et de blessés, tandis que Cuba dénonce la mort de 32 de ses ressortissants, membres des forces de sécurité. Ce massacre, passé sous silence, souligne la violence brutale d’une intervention qui prétendait apporter la démocratie.

Sur le plan économique, les cours du pétrole ont immédiatement réagi à cette instabilité, malgré les promesses de Donald Trump d’exploiter les vastes réserves du Venezuela. Mais l’industrie pétrolière, déjà à l’arrêt, nécessite des années pour se relever, un fait que les marchés semblent ignorer. Cette précipitation américaine ne garantit en rien une relance économique bénéfique pour le peuple vénézuélien, mais menace plutôt de créer un nouveau chaos.

Pendant ce temps, la Chine et l’Iran dénoncent l’action américaine, appelant à la libération immédiate de Maduro et mettant en garde contre une violation flagrante du droit international. Même la France, par la voix du Quai d’Orsay, exprime ses « regrets » face à ce coup de force, craignant l’avènement d’un monde régi par la loi du plus fort. Ces critiques soulignent la fragilité de l’ordre mondial face aux ambitions démesurées d’une superpuissance.

L’avenir du Venezuela s’annonce donc incertain, pris entre les griffes de l’impérialisme américain et les condamnations timides de la communauté internationale. La « transition » évoquée par les États-Unis risque de n’être qu’un prétexte à une nouvelle forme de domination, avec des conséquences imprévisibles pour la région et au-delà. Le procès de Maduro à New York, teinté d’irrégularités, ne fera que renforcer le sentiment d’une justice à deux vitesses, dictée par les intérêts géopolitiques.