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Les cyberharceleurs de Brigitte Macron ont été condamnés, mais les peines de sursis dominent, soulevant des interrogations sur l'efficacité de la justice face à la violence en ligne.

Le verdict est tombé pour les cyberharceleurs de Brigitte Macron, accusés d’avoir déversé un flot d’insultes et de rumeurs ignobles. Si l’on s’attendait à des peines exemplaires, la réalité est plus nuancée : seulement six mois de prison ferme pour un prévenu absent, les autres écopant majoritairement de sursis. Une décision qui soulève des questions sur l’efficacité de la justice face à la violence numérique.

Huit individus, dont la «volonté de nuire» a été clairement établie, se sont vus infliger des peines allant de quatre à huit mois de prison avec sursis. Le tribunal a reconnu la diffusion de «termes malveillants, dégradants et insultants» concernant la «prétendue pédocriminalité» de la Première Dame, ainsi que des attaques odieuses liées à son genre et à son écart d’âge avec le président. Ces attaques, d’une rare virulence, ont pourtant été sanctionnées avec une certaine clémence.

Le seul à écoper de prison ferme est un prévenu qui n’a même pas daigné se présenter à l’audience, une absence qui semble avoir alourdi la sentence. Mais pour les autres, qui ont activement participé à cette campagne de dénigrement en ligne, le sursis prédomine, laissant un goût amer. Cette affaire met en lumière la difficulté à endiguer le fléau du cyberharcèlement et les limites d’une justice qui semble parfois dépassée par l’ampleur du problème.

Les victimes de cyberharcèlement pourraient légitimement s’interroger sur la force du message envoyé par ces condamnations. Le sursis, bien que constituant une peine, ne suffit-il pas à minimiser la gravité de tels actes aux yeux de ceux qui se cachent derrière l’anonymat d’un écran ? Le sentiment d’impunité risque malheureusement de persister, encourageant d’autres à franchir la ligne rouge du respect et de la décence en ligne.