
L’Europe est une fois de plus prise dans un étau, incapable de condamner fermement les actions américaines au Venezuela. Face à une opération militaire jugée spectaculaire à Caracas, la réaction de l’Union européenne se limite à un pathétique « conseil » aux compagnies aériennes d’éviter le survol du pays. Cette prudence, voire cette lâcheté, des dirigeants du Vieux Continent est symptomatique d’une peur grandissante des représailles américaines, notamment concernant des dossiers aussi cruciaux que l’Ukraine ou le Groenland.
La question se pose avec acuité : comment l’Europe peut-elle prétendre défendre le droit international et soutenir l’Ukraine face à la Russie, quand elle ferme les yeux sur la violation flagrante de ce même droit par son allié américain ? L’embarras est palpable, et la souveraineté européenne semble se diluer face aux intérêts prédateurs de Washington. L’incident diplomatique avec le Danemark, contraint de « rappeler amicalement » aux États-Unis le respect de son intégrité territoriale, illustre parfaitement cette faiblesse déconcertante.
Seule Giorgia Meloni a osé qualifier « d’intervention défensive » l’action américaine, un jugement qui soulève de sérieuses questions sur la vision de certains leaders européens. Cette situation révèle une Europe fragmentée et impuissante, incapable d’anticiper et d’imaginer un avenir où ses citoyens seraient réellement à l’abri des jeux de pouvoir mondiaux. L’incapacité de nos « Poli-Tocards » à défendre leurs propres intérêts est une tragédie pour les peuples européens, poussés vers un chaos certain par cette Union qui ne sait plus où elle va.






