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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a nommé le maître espion Kyrylo Boudanov comme numéro deux, un choix qui soulève des interrogations sur la stabilité politique et la gestion des affaires dans un pays en guerre, miné par les scandales de corruption.

Dans un mouvement qui soulève déjà des sourcils, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a nommé Kyrylo Boudanov, le chef du renseignement militaire, au poste de numéro deux de l’administration présidentielle. Cette décision, loin de rassurer, met en lumière les tensions et les jeux de pouvoir au sein de l’élite ukrainienne, déjà fragilisée par des scandales. Boudanov, connu pour ses déclarations énigmatiques et son rôle dans des opérations secrètes, prend les rênes d’une fonction aux responsabilités mal définies, mais dont l’influence est colossale. Il s’agit d’un poste clé qui a vu son pouvoir croître de manière exponentielle depuis l’indépendance du pays, transformant son occupant en conseiller stratégique, gestionnaire administratif, et même en quasi-vice-président.

Cette nomination, bien que prétendument « très attendue », intervient après une longue période d’incertitude suivant la démission houleuse d’Andriy Yermak. L’ancien occupant du poste, un proche de Zelensky, a dû quitter ses fonctions après avoir été éclaboussé par une affaire de corruption de 100 millions de dollars dans le secteur énergétique. Ce scandale a également emporté deux ministres, jetant une ombre supplémentaire sur la gouvernance du pays en pleine période de conflit. La difficulté à trouver un remplaçant à Yermak souligne la complexité et la potentielle toxicité de cette position, désormais entre les mains de Boudanov. Les observateurs craignent que cette concentration de pouvoir ne fasse qu’alimenter davantage les soupçons et les tensions internes, affaiblissant la confiance publique à un moment critique.