
Malgré un prétendu cessez-le-feu de novembre 2024, la situation au Liban s’enlise dans le chaos. Israël a de nouveau frappé le sud et l’est du pays le 5 janvier, ciblant prétendument le Hezbollah et le Hamas, des groupes pourtant affaiblis par des conflits incessants. Cette escalade, loin de s’apaiser, plonge les populations civiles dans une angoisse permanente, contraintes à des évacuations précipitées sous un ciel bourdonnant de drones.
Les alertes d’évacuation diffusées par l’armée israélienne sur les réseaux sociaux soulignent une brutalité déconcertante, où des messages laconiques avertissent les habitants de l’imminence de frappes sur leurs villages. Le sort de Kfar Hatta et Anane au sud, ainsi que d’Al-Manara et Ain El-Tiné à l’est, met en lumière une réalité terrifiante : des familles entières déracinées, des foyers détruits, et un sentiment d’impuissance face à une violence persistante.
La destruction d’une maison appartenant à un responsable du Hamas, déjà tué en 2024, à Al-Manara, illustre la spirale de vengeance et de destruction qui caractérise ce conflit. Beyrouth, sous pression, s’engage à désarmer le Hezbollah, un effort dérisoire alors que les bombardements israéliens continuent sans relâche. L’armée libanaise promet de démanteler des structures militaires, mais la crédibilité de cet engagement est mise à mal par la poursuite des hostilités au-delà de la ligne rouge du Litani.
Les réunions gouvernementales et les comités de surveillance du cessez-le-feu, impliquant les États-Unis, la France et l’ONU, semblent impuissants à freiner cette dérive. Les déclarations israéliennes sur des « efforts » jugés « loin d’être suffisants » sont une gifle aux tentatives de stabilisation. Le bilan humain est effroyable : au moins 350 personnes tuées depuis la trêve, une statistique glaçante qui révèle l’échec cuisant de la diplomatie et la cruauté implacable de la guerre.






