
L’arrestation spectaculaire de Nicolas Maduro par les États-Unis, suivie de sa comparution devant un tribunal new-yorkais, déchaîne les passions. Accusé de narcoterrorisme, le président vénézuélien se retrouve au cœur d’un scandale international, bien que l’ampleur réelle de son implication reste sujette à débat. Frédéric Saliba, expert en narcotrafic, minimise l’idée d’un Maduro à la tête d’un cartel, mais pointe du doigt une corruption généralisée qui gangrène le pays.
Malgré les accusations, Saliba affirme que le Venezuela n’est pas la plaque tournante majeure du trafic mondial de cocaïne, loin derrière l’Équateur. Cette déclaration soulève des questions sur la véritable motivation derrière cette opération américaine d’une audace sans précédent : l’enlèvement d’un chef d’État en exercice. Le journaliste suggère que l’importance du trafic de drogue au Venezuela ne justifie peut-être pas une telle intervention, alimentant les théories d’une instrumentalisation politique.
Cependant, l’expert nuance son propos en soulignant la faiblesse institutionnelle et la corruption endémique des militaires vénézuéliens, des facteurs qui attirent inévitablement les cartels. Maduro, bien que non désigné comme un chef de cartel, est dépeint comme un dirigeant qui «magouille» avec des généraux corrompus, accumulant une fortune colossale grâce au crime organisé. Les preuves présentées à New York contre Maduro et son épouse semblent accablantes, jetant une ombre persistante sur la légitimité de son pouvoir et l’avenir incertain du Venezuela. Cette affaire révèle la face sombre d’un régime où l’argent sale semble régner en maître, plongeant le pays dans une crise politique et économique sans fin.






