Sydney-Bondi-Beach-aftermath
La tuerie antisémite de Bondi Beach, ayant coûté la vie à 15 personnes, force l'Australie à lancer une commission d'enquête fédérale, révélant des failles criantes des renseignements et une gestion déplorable de l'antisémitisme. Un échec cuisant pour le gouvernement.

L’Australie, sous le choc après la terrible tuerie antisémite de Bondi Beach ayant causé la mort de 15 personnes en décembre, se résout enfin à une commission d’enquête. Une décision tardive qui souligne des dysfonctionnements majeurs des services de renseignement et une gestion problématique de l’antisémitisme grandissant sur le territoire. Le gouvernement d’Anthony Albanese, après des hésitations critiquables, concède l’établissement d’une « commission royale d’enquête fédérale », preuve d’une pression publique devenue intenable.

Cette tuerie, orchestrée par un père et son fils, Sajid et Naveed Akram, qui ont tiré à quarante reprises sur une foule célébrant Hanouka, met en lumière une sécurité nationale défaillante. Alors que le père a été abattu et le fils arrêté, les questions s’accumulent. Pourquoi les renseignements n’ont-ils pas anticipé cette violence aveugle ? Le fait que le Premier ministre ait initialement rejeté une enquête fédérale est d’autant plus inquiétant, révélant une potentielle volonté de minimiser l’ampleur du désastre. Les familles des victimes, qui réclamaient désespérément « des réponses », ont dû se battre pour obtenir cette investigation, exposant une faille regrettable dans la prise en compte de la souffrance citoyenne.

La police, déclarant que les assaillants agissaient seuls et n’appartenaient pas à une organisation terroriste, tente-t-elle de masquer des lacunes plus profondes ? Face au bilan le plus lourd depuis 30 ans, le gouvernement promet un durcissement de la législation anti-extrémisme et un programme de rachat d’armes. Des mesures qui sonnent comme des aveux d’échec face à une situation qui a visiblement dégénéré bien avant le drame. La communauté juive avait pourtant alerté sur la montée de l’antisémitisme post-7 octobre, mais leurs cris d’alarme n’ont, semble-t-il, pas été entendus. Une indifférence qui a conduit à cette tragédie nationale.