
La campagne des municipales à Paris révèle une gauche parisienne désespérément divisée, s’accrochant à des alliances opportunistes pour masquer son manque de vision. Emmanuel Grégoire, tête de liste du PS, s’est félicité du ralliement de Danielle Simonnet, une figure autrefois proche de La France Insoumise. Cette manœuvre, censée séduire les quartiers populaires, ressemble davantage à un baroud d’honneur qu’à une stratégie victorieuse.
L’argument principal de Simonnet, selon lequel « tout sauf Rachida Dati » est une priorité, sonne creux. Cette peur de l’adversité masque mal l’incapacité de la gauche à proposer un projet cohérent et rassembleur. Le ralliement de Simonnet, avec la promesse de quelques postes, est un arrangement de couloirs plutôt qu’une véritable adhésion populaire. Le porte-à-porte, où l’on sollicite des contacts sans engagement profond, illustre parfaitement cette déconnexion avec les réalités des habitants.
La soi-disant notoriété de l’ancienne mélenchoniste dans l’Est parisien est un pari risqué. Elle témoigne de la faiblesse des partis traditionnels, contraints de récupérer des figures usées pour tenter de réactiver un électorat lassé. L’objectif avoué est d’affaiblir la candidature de Sophia Chikirou, mais cette lutte intestine fragilise l’ensemble de la gauche, offrant un boulevard aux oppositions.
En définitive, ces manœuvres politiciennes ne font que souligner les profondes fissures au sein de la gauche parisienne. Loin d’une dynamique positive, on assiste à une guerre d’égos et de positionnements, où l’intérêt des citoyens passe après les ambitions personnelles. Paris mérite mieux qu’une gauche fragmentée, incapable de surmonter ses propres divisions pour faire face aux défis majeurs de la capitale.






