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Donald Trump annonce 100 milliards de dollars d'investissements pétroliers au Venezuela après la capture de Nicolás Maduro, masquant une volonté de mainmise sur les réserves du pays.

Donald Trump a cyniquement annoncé que pas moins de 100 milliards de dollars seraient « investis » par les grandes compagnies pétrolières américaines au Venezuela, affirmant avoir « annulé » une nouvelle attaque contre le pays. Une façade de « coopération » qui cache mal les véritables ambitions de Washington : mettre la main sur l’or noir vénézuélien après la capture de Nicolás Maduro.

Le président américain se vante d’une prétendue « collaboration » avec le régime en place à Caracas et de la libération de « nombreux prisonniers politiques », alors que les États-Unis visent clairement à imposer une tutelle durable sur les immenses réserves pétrolières du pays. Il a d’ailleurs rencontré les dirigeants des géants pétroliers pour les aligner sur sa stratégie.

Le Venezuela, avec les plus grandes réserves prouvées de brut au monde – 303,221 millions de barils selon l’OPEP – est pourtant un producteur faible. Sa production plafonne à environ 800 000 à 1 million de barils par jour en raison de décennies de sous-investissement et de mauvaise gestion, laissant ses infrastructures pétrolières dans un état lamentable.

Malgré les promesses de Trump de reconstruire une industrie « pourrie » et de faire baisser le prix du pétrole à 50 dollars le baril, la réalité est plus sombre. Les experts doutent de l’enthousiasme des grandes entreprises pétrolières, pointant du doigt les difficultés d’extraction du brut lourd vénézuélien, l’instabilité politique et économique, les coûts faramineux de reconstruction et les dettes impayées par Caracas. Une aubaine qui pourrait bien se transformer en gouffre financier, confirmant la nature prédatrice de cette « coopération ».