
L’incendie dévastateur du bar le Constellation à Crans-Montana, qui a coûté la vie à quarante personnes et fait 116 blessés, met en lumière de graves défaillances. Alors qu’un hommage national est rendu aux victimes, la commune a finalement reconnu un « manquement » aux contrôles de sécurité de l’établissement. Un aveu tardif qui soulève de nombreuses questions sur la gestion des risques dans la station huppée.
Nicolas Féraud, président du conseil communal, apparaît visiblement sous pression. Lors d’une conférence de presse tendue, il a rejeté l’idée de démissionner, déclarant qu’il ne « quitterait pas le navire pendant la tempête ». Cette position, perçue par certains comme un entêtement, ne fait qu’alimenter la controverse autour de sa gestion de la crise. D’autant plus que les inspections de sécurité incendie n’avaient pas été effectuées depuis 2019, malgré des réglementations exigeant des examens annuels.
Les révélations continuent de s’accumuler, brossant un tableau inquiétant de la situation. Non seulement le bar n’avait pas été inspecté depuis des années, mais des accusations de portes de secours bloquées et de présence de mineurs compliquent davantage l’enquête en cours. Face à ce **scandale retentissant**, la commune tente de se positionner comme victime, une démarche qui a suscité l’indignation. Loin d’apaiser les esprits, les déclarations de Nicolas Féraud ont plutôt ajouté à la confusion, révélant un manque patent de clarté et d’assumation des responsabilités. Cette tragédie met cruellement en lumière les lacunes des autorités locales et les conséquences désastreuses d’une surveillance négligente.






