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La crise agricole s'intensifie, propulsant le Mercosur au cœur d'un débat houleux. La droite française tente de freiner l'accord, dénonçant un fiasco national.

Face à une crise agricole dévastatrice, la classe politique française est prise au piège d’un fiasco retentissant. L’accord de libre-échange du Mercosur, loin d’apporter des solutions, semble n’être qu’un catalyseur de la colère montante des agriculteurs. Les Républicains, loin de proposer une alternative constructive, s’accrochent à une dénonciation des « humiliations » subies par la France, cherchant désespérément à retarder l’inévitable : l’entrée en vigueur de ce traité controversé.

Le revirement tardif d’Emmanuel Macron, qui a finalement décidé de ne pas signer l’accord, n’est perçu par la droite que comme le fruit d’une double pression, à la fois politique et sociale. Une décision qui, selon Bruno Retailleau, arrive « malheureusement beaucoup trop tard », illustrant la confusion et l’inconstance de la politique française. Le « en même temps » présidentiel se traduit, selon lui, par un effacement inquiétant de la France sur la scène internationale, laissant présager un avenir incertain pour nos agriculteurs.

La bataille se déplace désormais au Parlement européen, où les parlementaires français tenteront de limiter les dégâts d’un accord déjà perçu comme une menace existentielle pour l’agriculture nationale. Les craintes sont vives : les agriculteurs redoutent une concurrence déloyale et une dégradation de leurs conditions de vie. Pendant ce temps, la droite, en se reniant et en s’alignant sur les voix les plus critiques, risque de se marginaliser davantage, incapable de proposer une vision claire et courageuse face à l’ampleur du désastre.