
L’Iran est à nouveau le théâtre d’une vague de contestations populaires, menaçant la stabilité d’un régime déjà fragilisé. Ce qui a débuté comme un simple mécontentement face à l’augmentation du coût de la vie a rapidement dégénéré en un cri de ralliement contre la dictature des mollahs. Les réseaux sociaux, malgré la censure acharnée, débordent d’images accablantes : des foules en furie, des portraits de l’ayatollah Khamenei réduits en cendres, et des slogans sans équivoque appelant au retour d’un passé révolu. C’est un signe indéniable de l’ampleur du désespoir populaire.
Les scènes de chaos se multiplient à travers le pays. Des cortèges massifs investissent les rues d’une cinquantaine de villes, rappelant tristement les troubles de 2022 après la mort tragique de Mahsa Amini. Le régime, pris de panique, réagit avec une brutalité effroyable : coupures internet, gaz lacrymogènes et tirs à balles réelles sont monnaie courante. L’ayatollah Khamenei lui-même s’est fendu d’une déclaration méprisante, qualifiant les manifestants d’«émeutiers» manipulés par des puissances étrangères. Cette rhétorique habituelle ne fait que renforcer la détermination de ceux qui n’ont plus rien à perdre.
Les vidéos, souvent difficiles à authentifier mais non moins glaçantes, montrent des scènes de répression féroce. Des manifestants tombent sous les balles des forces de l’ordre, comme cette femme abattue d’une balle dans l’œil à Abadan. Les chiffres sont alarmants : au moins 45 morts, dont huit mineurs, selon l’ONG Iran Human Rights, et des centaines de blessés et des milliers d’arrestations. Le régime iranien prouve une fois de plus sa capacité à réprimer dans le sang toute forme de dissidence. La chute de la statue de Qassem Soleimani, érigé en martyr, symbolise le rejet viscéral d’un système corrompu et tyrannique.
L’Iran est au bord du précipice. La colère gronde, et la répression ne fait qu’alimenter le brasier. Jusqu’où ira cette spirale de violence ? Une chose est certaine : le peuple iranien est fatigué d’être écrasé sous le joug d’un régime qui ne lui offre que misère et désespoir. L’avenir de l’Iran est plus incertain que jamais, et la communauté internationale observe, impuissante, le déroulement de ce drame.






