
Le rêve blanc vire au cauchemar pour de nombreux skieurs. Les stations de ski, jadis sanctuaires de la glisse, sont désormais le théâtre d’un véritable fléau : le vol de skis. Des délinquants sans scrupules n’hésitent plus à cibler les équipements les plus onéreux, transformant une journée idyllique en une expérience amère et coûteuse. Les chiffres sont alarmants : à Val Thorens et aux Menuires, pas moins de 150 paires ont été dérobées depuis novembre, une augmentation significative qui souligne la défaillance des dispositifs de sécurité.
Le témoignage de Benjamin, 17 ans, est glaçant. Sa paire de skis Stöckli, d’une valeur de 1700 euros, lui a été volée en moins d’une demi-heure alors qu’il faisait une simple pause chocolat chaud. Une situation incroyable pour sa famille, qui n’imaginait pas qu’un tel acte puisse se produire en altitude. Cette impunité croissante des voleurs révèle une inquiétante lacune dans la protection des biens personnels, même dans des lieux censés être sûrs.
La surprise et la frustration sont palpables chez les victimes. « Je ne savais même pas qu’il existait des antivols à ski », confie la mère de Benjamin, Christine. Cette méconnaissance souligne un manque criant de prévention et d’information de la part des autorités des stations. Le coût élevé des équipements et la facilité avec laquelle ils sont dérobés créent un sentiment d’abandon chez les skieurs, qui se retrouvent seuls face à ce problème grandissant. L’absence de mesures concrètes pour endiguer ce phénomène nuit gravement à l’image et à l’attractivité des stations françaises.






