Iran-protest-mosque-fire
L'Iran sombre dans le chaos : des manifestants ont incendié une mosquée à Téhéran, signe d'une colère populaire grandissante contre un régime qui réprime brutalement.

La tension atteint un point de non-retour en Iran. Alors que le régime s’accroche désespérément au pouvoir, des dizaines de manifestants ont transformé la nuit de vendredi à samedi en un véritable brasier autour de la mosquée Rasool, située dans le quartier de Saadat Abad à Téhéran. L’incendie de la base de ce bâtiment religieux n’est qu’un symptôme de la fureur populaire grandissante, deux semaines après le début des protestations.

Les images, bien que censurées, sont glaçantes : des centaines d’Iraniens scandant des slogans défiant le régime, tandis que la fumée de l’incendie enveloppe la mosquée. Cette vague de contestation, la plus violente et la plus importante depuis trois ans, met en lumière la fragilité d’un pouvoir qui répond par une répression brutale. La décision de la République islamique de couper internet à l’échelle nationale ne fait que confirmer sa peur panique face à l’ampleur du mouvement.

Les témoignages sont accablants : des manifestants iraniens accusent ouvertement les forces de l’ordre d’utiliser des balles réelles pour disperser les foules, transformant les rues en zones de conflit. Malgré cette violence d’État, des habitants bravent l’interdiction de communiquer et les dangers pour défiler sur les artères principales de la capitale, défiant un régime qui semble perdre chaque jour un peu plus son emprise. L’Iran est au bord du précipice, et la situation ne cesse de s’aggraver.