
Le destin politique de Marine Le Pen est sur le fil du rasoir, alors qu’elle affronte un procès en appel décisif dans l’affaire des assistants parlementaires. Ce rendez-vous judiciaire, loin d’être une simple formalité, pourrait sceller son avenir et provoquer un véritable séisme politique en France. L’ombre de la justice plane lourdement sur la figure emblématique du Rassemblement National, menaçant de **réduire à néant des années d’ambition**.
Le 7 janvier, une date empreinte de mélancolie pour le clan Le Pen, marque non seulement le souvenir douloureux du décès de Jean-Marie Le Pen, le « Menhir », mais aussi le compte à rebours avant un verdict qui pourrait s’avérer tout aussi dévastateur. Alors que la pudeur est de mise dans la famille, loin des caméras, les rumeurs et les craintes fusent : l’inéligibilité guette. La justice française a prononcé une peine de quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et surtout une interdiction de se présenter à une fonction publique pendant cinq ans, avec exécution provisoire.
Le scénario d’une Marine Le Pen écartée de la course présidentielle de 2027, alors même que les sondages la donnaient en tête, est un coup dur pour le parti et ses partisans. Les accusations d’emplois fictifs et de détournement de fonds européens, estimés à près de 2,9 millions d’euros, pèsent comme un fardeau sur le Rassemblement National.
Malgré les dénégations et les appels à une « cabale judiciaire », le verdict initial est tombé et la menace d’une **mort politique** est bien réelle. Certains y voient une instrumentalisation de la justice, d’autres la preuve que nul n’est au-dessus des lois. Quoi qu’il en soit, l’incertitude plane sur la capacité de Le Pen à se relever de cette épreuve, laissant un vide potentiel à la tête du parti et une succession déjà envisagée par certains avec Jordan Bardella.






