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L'Iran menace de cibler l'armée et le transport maritime des États-Unis en cas d'attaque, alors que la répression des manifestations s'intensifie. Les craintes d'une intervention militaire américaine et d'un embrasement régional sont à leur paroxysme.

La situation en Iran atteint un point de non-retour alors que le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a lancé une mise en garde glaçante : l’Iran ciblera l’armée et le transport maritime des États-Unis en cas d’attaque. Cette déclaration survient dans un contexte de manifestations massives et d’une répression brutale qui secoue le pays depuis des semaines, faisant craindre le pire pour la population iranienne et la stabilité mondiale.

Donald Trump a ravivé les tensions en affirmant que l’Iran « aspirait à la liberté » et que les États-Unis « se tenaient prêts à aider », un discours perçu comme une ingérence directe. Pendant ce temps, la police iranienne a annoncé des arrestations « importantes » de figures clés du mouvement, signalant une escalade de la répression. Les ONG rapportent déjà des dizaines de morts, et l’accès à internet est coupé depuis plus de 60 heures, plongeant le pays dans un blackout numérique qui entrave la diffusion d’informations et la coordination des manifestants.

Les craintes d’une intervention militaire américaine sont plus que jamais palpables. Le New York Times révèle que Donald Trump a été « briefé » sur diverses options, y compris des frappes sur des cibles non militaires. Face à cette menace, Israël se trouve en état d’alerte maximale, craignant d’être entraîné dans un conflit régional dévastateur. Une guerre précédente entre Israël et l’Iran en juin dernier, impliquant déjà des frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens, ajoute une dimension sinistre à cette crise.

Alors que la France est accusée d’une « dette envers les Iraniens » pour son rôle dans l’avènement de la République islamique, le monde observe, impuissant, l’intensification d’une crise qui pourrait bien embraser tout le Moyen-Orient. Le remplacement symbolique du drapeau iranien par celui de l’ancienne monarchie à l’ambassade de Londres souligne la profonde division du pays et le désespoir d’une partie de sa population.