
Le week-end a viré au cauchemar pour des centaines d’automobilistes contraints de trouver refuge dans des gymnases en Savoie. Une situation déplorable qui soulève des questions sur la préparation face aux caprices de la météo montagnarde. Près de 800 personnes se sont retrouvées bloquées, forcées de passer la nuit dans des hébergements d’urgence, à cause des chutes de neige massives et d’un risque d’avalanche alarmant.
Malgré les alertes de Météo-France prévenant d’un risque « fort » d’avalanche, de niveau 4 sur 5, l’imprudence a coûté cher. Ce même week-end, trois skieurs hors-piste ont tragiquement perdu la vie dans deux coulées distinctes. Un bilan lourd qui met en lumière les dangers persistants et parfois sous-estimés de la montagne. Faut-il s’étonner de cette pagaille routière alors que les services météorologiques avaient clairement annoncé la couleur ?
La préfecture a dû recommander une « extrême vigilance », un conseil qui semble être arrivé trop tard pour les automobilistes déjà pris au piège. À Moûtiers, nœud routier crucial pour les stations de ski savoyardes, la situation a été particulièrement critique. Les routes, transformées en véritables pièges, ont révélé les lacunes en matière de gestion de crise et de communication préventive efficace.
Alors que certains ont pu reprendre la route sous un soleil retrouvé, le souvenir de cette nuit d’incertitude demeure. Cet épisode souligne, une fois de plus, la fragilité de nos infrastructures face aux éléments et l’importance cruciale de la prudence. Il est grand temps de repenser les dispositifs d’alerte et de sécurité pour éviter que de telles scènes de désolation ne se reproduisent, transformant des vacances au ski en une expérience traumatisante.






