
L’Iran est le théâtre d’un véritable massacre. Le régime en place réprime brutalement un mouvement de contestation d’une ampleur inédite, avec des conséquences effroyables pour la population. Des organisations de défense des droits humains dénoncent déjà des centaines de morts, un bilan qui pourrait malheureusement s’alourdir, dissimulé par une coupure d’Internet délibérée. Cette situation catastrophique intervient après une guerre avec Israël et des sanctions qui ont laminé l’économie iranienne, provoquant un soulèvement populaire d’une rare intensité.
Les chiffres sont glaçants : au moins 192 manifestants auraient déjà perdu la vie, selon l’ONG Iran Human Rights. Cependant, des informations non vérifiées suggèrent un bilan bien plus lourd, certains évoquant même plus de 2 000 victimes. Cette répression féroce est un « crime majeur contre le peuple iranien » selon l’organisation. L’obscurité numérique imposée par le gouvernement rend toute vérification indépendante presque impossible, permettant au régime d’agir dans l’ombre.
Le mouvement de contestation, déclenché fin décembre par des commerçants excédés par la vie chère, s’est propagé à travers tout le pays. En réponse, les autorités ont coupé l’accès à Internet depuis plus de 72 heures, un acte désespéré pour museler la dissidence. Cette censure numérique, bien que dénoncée par l’ONU, isole encore davantage les Iraniens et entrave la diffusion d’informations sur la violence de la répression.
La communauté internationale exprime une indignation tardive. Tandis que le secrétaire général de l’ONU appelle à la « plus grande retenue », le président américain Donald Trump a évoqué des « options très fortes ». L’Iran, lui, menace de riposter violemment à toute intervention étrangère, promettant de cibler des sites militaires et le transport maritime américains. Le régime, qui qualifie les manifestants d’« émeutiers » manipulés par l’étranger, a même décrété trois jours de deuil national pour les « martyrs de la résistance », une insulte à la mémoire des victimes de sa propre violence.






