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La France sombre dans le déclin démographique, transformée en « gigantesque maison de retraite » avec plus de décès que de naissances. Un déni coupable aux conséquences désastreuses.

L’illusion d’une France jeune s’effondre brutalement. Selon l’économiste Maxime Sbaihi, le pays, autrefois une « cour de récré grouillante d’enfants », est désormais une « gigantesque maison de retraite ». Une image sombre qui reflète une réalité démographique glaçante : 2025 marque un tournant historique avec plus de décès que de naissances, une première depuis 1945. Ce n’est pas une simple fluctuation, mais la mort de l’exception démographique française, dix ans avant les projections les plus pessimistes.

Cet effondrement n’est pas le fruit d’une mortalité accrue, mais d’une chute vertigineuse de la natalité. La France rejoint ainsi le club des pays européens au solde naturel négatif, un club dont personne ne veut faire partie. Plus de cercueils que de berceaux : un constat brutal qui devrait, espérons-le, réveiller les consciences face à un déni démographique coupable et persistant. Les débats sur les retraites et la gestion du grand âge, qualifiés de « lunaires », prouvent l’incapacité du pays à affronter cette réalité.

Ce déni a un coût exorbitant. Le modèle social français, basé sur la répartition, est extrêmement vulnérable à cette contraction démographique. Le témoignage d’une mère, citant la fin des allocations familiales universelles sous un ancien quinquennat comme un facteur majeur de la baisse de la natalité, souligne l’impact désastreux des décisions politiques sur le quotidien des familles et l’avenir de la nation. La France semble glisser inexorablement vers un avenir où les défis liés au vieillissement de sa population risquent de devenir insurmontables, transformant le pays en une véritable maison de retraite à l’échelle nationale, ou pire, un centre de récupération des démunis du monde entier.