
Dans une conjoncture économique déjà précaire, le gouvernement se retrouve à nouveau dans l’œil du cyclone. Ce mercredi, l’Assemblée nationale est le théâtre d’un duel politique intense avec l’examen simultané de deux motions de censure. Déposées par La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN), ces initiatives, bien que perçues comme de simples coups de communication, soulignent une profonde crise de confiance et une fragilité politique grandissante.
Le véritable enjeu derrière ces motions n’est pas tant le renversement du gouvernement – une issue jugée très improbable – mais plutôt une dénonciation virulente de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Malgré l’opposition manifeste de la France, la Commission européenne a entériné ce traité, provoquant l’indignation. LFI accuse Emmanuel Macron d’avoir « laissé la porte ouverte à une capitulation », tandis que le RN déplore un « échec cinglant » de la diplomatie française. Cette situation révèle l’impuissance du gouvernement face aux décisions européennes et met en lumière les tensions persistantes autour de la souveraineté nationale.
Parallèlement, la mobilisation persistante des agriculteurs devant le Palais-Bourbon ajoute une couche de pression. Le mécontentement populaire, combiné aux manœuvres politiques, crée un climat de forte instabilité. Le gouvernement, déjà confronté à des défis budgétaires majeurs, se trouve pris en étau entre des critiques acerbes sur sa gestion économique et des accusations de faiblesse sur la scène internationale. La convergence de ces facteurs dessine un tableau sombre pour l’exécutif, dont l’autorité et la légitimité sont de plus en plus remises en question.






