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La répression en Iran atteint des sommets, avec plus de 2 500 morts et des milliers d'arrestations. La censure d'Internet étouffe l'information, tandis que les menaces d'exécution pèsent sur les manifestants.

L’Iran est le théâtre d’une répression d’une brutalité inouïe, plongeant le pays dans un chaos alarmant. Les chiffres sont glaçants : plus de 2 500 personnes auraient péri dans la répression des manifestations, selon l’ONG HRANA. Parmi elles, 2 403 manifestants et neuf civils innocents ont été tués, tandis que 147 membres des forces de sécurité ont également trouvé la mort. Une véritable guerre civile larvée se déroule sous nos yeux, avec des arrestations massives atteignant 18 434 personnes et des blessés graves par milliers. Le régime ne recule devant rien pour étouffer toute contestation.

Dans ce climat de terreur, le pays est plongé dans un silence forcé par une coupure quasi totale d’Internet depuis plus de cinq jours. Cette censure draconienne, destinée à masquer l’ampleur de la violence, isole les Iraniens du monde et complique désespérément la collecte d’informations cruciales. Malgré les tentatives de contournement via Starlink, le régime tente de bloquer ce dernier rempart contre l’isolement. L’opacité règne, laissant craindre le pire quant à la situation réelle sur le terrain.

La menace d’exécutions plane désormais sur les manifestants, le département d’État américain signalant une première exécution programmée. Des accusations de « guerre contre Dieu », passibles de la peine de mort, sont brandies par le parquet iranien. Amnesty International s’alarme de cette escalade, redoutant des procès expéditifs et iniques. Pendant ce temps, Donald Trump exhorte les manifestants à poursuivre le combat, promettant une aide dont la nature reste incertaine, ajoutant une couche d’incertitude à un scénario déjà tragique. La communauté internationale observe, impuissante, le drame se dérouler.