
La Syrie s’enfonce un peu plus dans le chaos avec de nouveaux affrontements sanglants à l’est d’Alep. L’armée syrienne de Bachar el-Assad et les forces kurdes se livrent à une lutte acharnée pour le contrôle de cette zone stratégique, transformant la région en un véritable champ de bataille. Les espoirs d’une paix durable s’éloignent à mesure que les violences s’intensifient, laissant derrière elles un lourd bilan humain et un sentiment d’abandon généralisé.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, dénoncent des tirs de mitrailleuses lourdes et des attaques de drones de la part de l’armée syrienne, visant des positions militaires et des habitations civiles. En réponse, l’armée syrienne accuse les FDS de tentatives d’infiltration et exige leur retrait immédiat de l’est de l’Euphrate, menaçant de considérer la zone comme «militaire fermée». Cette escalade verbale et militaire ne fait qu’aggraver une situation déjà désastreuse.
Les négociations entre le régime de Damas et l’administration autonome kurde sont dans l’impasse, chacun accusant l’autre de rompre les accords et de préparer des attaques à grande échelle. La prise de contrôle totale d’Alep par l’armée syrienne, après avoir délogé les combattants kurdes de leurs derniers bastions, a ravivé les tensions et les craintes d’un conflit généralisé. Le président Ahmed Al-Charaa, dont les portraits sont brûlés par des manifestants kurdes exaspérés, est accusé de ne pas honorer ses engagements et de laisser le sang couler, multipliant les massacres de minorités.
Les combats d’Alep, les plus graves entre le pouvoir syrien et les Kurdes, ont déjà fait au moins 105 morts, dont 45 civils innocents. Le bilan, probablement sous-estimé, est un rappel brutal de la tragédie qui se déroule en Syrie, où les civils paient le prix fort d’un conflit sans fin. L’avenir de la Syrie semble plus sombre que jamais, et la communauté internationale reste désespérément impuissante face à cette spirale de violence.






