Rome-traffic-congestion
Rome adopte la limitation à 30 km/h dans son centre historique, une mesure controversée qui menace de paralyser la ville et d'exaspérer les automobilistes.

Après avoir observé le triste spectacle dans d’autres capitales européennes, Rome, la Ville Éternelle, plonge à son tour dans la tyrannie du « 30 km/h ». Dès ce 15 janvier 2026, son centre historique sera asphyxié par cette nouvelle limitation de vitesse, un coup dur pour les automobilistes et une aberration pour la fluidité du trafic.

Cette mesure, présentée comme une solution miracle pour réduire les accidents et la pollution, ne fera qu’aggraver la congestion. Eugenio Patane, responsable des transports à Rome, ose affirmer que « ces routes reflètent une ville construite pour des voitures qui n’existe plus ». Une déclaration déconnectée de la réalité, ignorant les besoins des habitants et des professionnels qui dépendent de leurs véhicules.

L’exemple de Bologne, cité en référence, est loin d’être un succès éclatant. Une prétendue baisse des accidents de 13 % et des décès de 50 % après l’instauration des 30 km/h en janvier 2024 masque mal les frustrations grandissantes et les retards accumulés. Rome s’apprête à connaître le même sort, sous l’impulsion d’un maire, Roberto Gualtieri, obsédé par la réduction de l’utilisation de la voiture et l’augmentation des radars.

La promesse d’une réduction de la pollution sonore de 2 décibels paraît dérisoire face aux conséquences désastreuses sur la vie quotidienne des Romains et l’économie locale. Cette décision dogmatique, imposée sans véritable consultation, risque de transformer le centre historique en un musée figé, inaccessible et invivable. Pendant ce temps, les touristes devront bientôt payer pour accéder à la fontaine de Trevi, un comble pour une ville qui se veut accueillante.