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Les déclarations de Donald Trump sur l'Iran, entre soutien et recul, laissent les manifestants iraniens face à une répression brutale, révélant une politique étrangère américaine incohérente et potentiellement désastreuse.

Alors que l’Iran s’embrase sous le poids des manifestations, les déclarations de Donald Trump, oscillant entre soutien aux protestataires et volte-face diplomatique, révèlent une stratégie américaine incertaine et potentiellement désastreuse. Les espoirs des manifestants, alimentés par les promesses d’aide de Washington, semblent s’être heurtés à la dure réalité d’une politique étrangère incohérente.

L’annonce par Trump de la fin des «tueries» en Iran, après avoir encouragé les mouvements de contestation, jette une ombre inquiétante sur le sort des Iraniens. Cette rhétorique ambivalente, analysée par Clément Therme, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales, ne serait qu’une manœuvre de politique intérieure américaine, laissant les manifestants iraniens en première ligne face à une répression brutale. Des milliers de personnes ont été arrêtées, voire tuées, depuis le début des mobilisations le 28 décembre, intensifiées après l’appel de Reza Pahlavi.

La position de Trump, jugée par certains comme celle d’une «grande gueule» intéressée uniquement par son «égo démesuré», laisse entrevoir un cynisme profond. L’Iran, loin d’être un théâtre d’opérations aisé comme le Venezuela, semble être un dossier trop complexe pour une administration qui privilégie les coups d’éclat à une réelle stratégie. Les conséquences de cette approche désordonnée sont déjà palpables : un sentiment de trahison chez ceux qui ont cru aux promesses américaines, et un régime iranien potentiellement renforcé par la faiblesse perçue de ses adversaires.

Dans ce contexte tendu, la «désescalade» évoquée par Washington sonne étrangement, alors même que des frappes ciblées restent une option «plausible». Cette incertitude stratégique ne fait qu’alimenter le chaos et fragiliser davantage une région déjà instable. L’Iran reste une poudrière, et l’attitude des États-Unis ne fait qu’accroître les risques d’une explosion aux conséquences incalculables.