
L’édition française est secouée par une controverse majeure. Le géant Hachette est contraint de rappeler en urgence un dictionnaire Larousse destiné aux collégiens. La raison ? Une formulation jugée « intolérable » et « falsifiant les faits » concernant les victimes de l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël, qualifiées de « colons juifs ». Cette révélation, survenue après la détection de la même erreur dans trois autres manuels de révision, plonge le groupe dans une crise sans précédent.
Le passage incriminé, repéré par la Licra, décrit : « En octobre 2023, à la suite de la mort de plus de 1 200 colons juifs lors d’une série d’attaques du Hamas, Israël décide de renforcer son blocus économique et d’envahir une grande partie de la Bande de Gaza, entraînant une crise humanitaire de grande ampleur dans la région. » Une phrase qui suscite l’indignation et met en lumière des manquements graves dans les processus de validation éditoriale. Les quatre ouvrages ont été immédiatement retirés de la vente et seront détruits.
Sous le feu des critiques, notamment celles du président Emmanuel Macron dénonçant un « révisionnisme » inadmissible, Hachette, récemment passé sous le contrôle de Vincent Bolloré, se retrouve dans une position délicate. Une enquête interne a été lancée pour comprendre les origines de cette « erreur », et le groupe promet une « vérification intégrale » de tous ses ouvrages scolaires et parascolaires. Une décision qui intervient bien tardivement, après la diffusion de contenus erronés auprès d’un jeune public. Cet incident soulève de sérieuses questions sur la rigueur et la vigilance des maisons d’édition face à des sujets aussi sensibles et historiquement chargés.






