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Les négociations ukrainiennes aux États-Unis sont entachées de pessimisme. Bombardements russes, pénuries et déclarations de Trump minent les espoirs de paix durable. Un échec programmé ?

Des émissaires ukrainiens ont débarqué aux États-Unis pour des discussions critiques avec les représentants de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner. L’objectif officiel : mettre fin à près de quatre années d’un conflit dévastateur avec la Russie. Pourtant, le pessimisme plane lourdement sur ces pourparlers, des points cruciaux restant désespérément en suspens.

Ces échanges à Miami interviennent dans un contexte dramatique : l’Ukraine subit des bombardements russes massifs, plongeant le pays dans le froid et l’obscurité. Le président Zelensky lui-même a pointé du doigt la pénurie criante de missiles antiaériens occidentaux, révélant la vulnérabilité persistante du pays.

Kyrylo Boudanov, un membre de la délégation ukrainienne, a tenté de rassurer sur les réseaux sociaux, évoquant une « conversation importante » sur les détails d’un accord de paix. Cependant, les ombres des territoires occupés et des garanties de sécurité incertaines s’allongent sur chaque discussion. L’optimisme affiché par Zelensky, espérant une signature rapide à Davos, semble bien fragile face aux réalités du terrain et aux déclarations de Donald Trump.

L’ancien président américain a récemment asséné que Vladimir Poutine serait « prêt à conclure un accord », mais que l’Ukraine, et surtout Zelensky, serait « moins disposée ». Cette déclaration, véritable coup de poignard, pointe du doigt la réticence de Kiev et jette une ombre supplémentaire sur la réelle volonté des parties à trouver une issue. Alors que les infrastructures ukrainiennes sont méthodiquement détruites et que l’aide occidentale paraît insuffisante, ces négociations aux États-Unis risquent fort de n’être qu’une énième tentative avortée, prolongeant l’agonie d’un conflit qui semble sans fin.