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Les menaces de Donald Trump sur les droits de douane révèlent la fragilité des élites françaises, contraintes à l'unité face à un unilatéralisme américain décomplexé.

L’ombre de Donald Trump plane une fois de plus sur l’Europe, et la France ne fait pas exception. Ses récentes menaces de droits de douane, brandies avec une audace déconcertante, ont révélé l’impuissance et la désunion des dirigeants du Vieux Continent. L’ultimatum américain, lié à une demande absurde sur le Groenland, a contraint Emmanuel Macron à une réponse publique, signe d’une escalade diplomatique sans précédent et d’une crise latente.

Le président français, contraint de réagir à cette provocation, a dénoncé un acte « inacceptable » et a brandi la menace d’activer l’instrument anti-coercition de l’UE. Une réaction qui, bien que nécessaire, souligne la position de faiblesse de l’Europe face à l’unilatéralisme américain. Cette situation met en lumière les défaillances d’un système international en pleine déroute, hérité de 1945 et désormais bousculé par les caprices de Washington.

L’impact de cette tension se fait sentir jusqu’au cœur de la politique française. Les lignes traditionnelles se brouillent, et l’on observe un rare consensus face à l’« ennemi » commun. De Jean-Luc Mélenchon à Jordan Bardella, la classe politique française semble contrainte de s’unir, non par conviction, mais par la force des circonstances. C’est le triste spectacle d’une élite incapable de proposer une vision cohérente et forte, obligée de réagir aux diktats étrangers. Cette nouvelle crise transatlantique n’est pas seulement un bras de fer économique, c’est un miroir cruel tendu à nos dirigeants, exposant leurs abandons et leur incapacité à protéger les intérêts nationaux face à une puissance étrangère décomplexée. Le système est en échec, et Trump en est le symptôme le plus éclatant.