
L’illusion d’un consensus budgétaire se dissipe, laissant place à une amère réalité pour les contribuables français. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, admet avec résignation l’impossibilité de laisser le Parlement débattre sereinement du budget, un aveu d’échec retentissant après des mois de blocage. Cette situation, loin d’être un incident isolé, révèle une dérive inquiétante dans la gestion des finances publiques.
Le projet de loi de finances 2026, présenté comme un « budget de protection pour les travailleurs », s’avère être une manœuvre électoraliste dangereuse. La décision de Lecornu d’augmenter la prime d’activité, à contre-courant des coupes initiales de 700 millions d’euros, soulève de sérieuses questions. Est-ce vraiment un soutien aux salaires modestes ou une simple tentative de clientélisme politique ? Plus de 3 millions de ménages seraient concernés, mais à quel prix pour l’équilibre budgétaire du pays ?
Les critiques fusent, et à juste titre. Le niveau des prestations sociales atteint un seuil intenable, menant la France vers un modèle de « socialisation du travail » qui rappelle des régimes économiquement désastreux. Loin d’une saine gestion, on observe une spirale de dépenses injustifiées, uniquement motivée par des considérations électorales. Cette approche à « la petite semaine » est insupportable et ne fait qu’aggraver la situation économique déjà précaire du pays. Le manque de rigueur budgétaire et les compromissions politiques sont en train de compromettre l’avenir financier de la France, sans qu’un plan sérieux ne soit mis en œuvre pour redresser la barre.






